Mutation au « Canard »

Publié le par Yves-André Samère

« Le Canard enchaîné » de demain devrait sans doute afficher un petit changement : l’un des deux rédacteurs en chef, Claude Angeli, quitte ses fonctions (il a 81 ans) tout en restant rédacteur spécialisé dans la politique extérieure. En fait, depuis des années, il ne s’occupe plus que des guerres en Irak et en Afghanistan. Il est remplacé par Louis-Marie Horeau, 61 ans, l’un des deux chroniqueurs judiciaires du « Canard » – l’autre étant Dominique Simonnot.

L’autre rédacteur en chef, Érik Emptaz, ne bouge pas.

Il y a très peu de modifications dans l’organigramme du « Canard ». Quand on y entre, généralement, c’est pour la vie. Et on est rarement mis à la porte ! Je ne connais que deux exceptions : l’une, avant la Deuxième Guerre mondiale, d’un rédacteur qui avait accepté une décoration (qu’il méritait pour avoir perdu un bras à la guerre), or c’est interdit dans ce journal. L’autre fut celle d’un rédacteur irascible qui avait frappé le rédacteur en chef avec... un siphon d’eau de Seltz ! C’est l’eau qui avait déplu : au « Canard », on n’en boit jamais.

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Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Oui, et pour une raison bien simple : « Le Canard » a pour propriétaires ses propres rédacteurs (c’est dans les statuts). Par conséquent, ce sont les journalistes les mieux payés de<br /> France, et ils y restent jusqu’à la mort.<br /> <br /> Il y a très peu de jeunes au « Canard ». Je n’en connais que deux avec qui j’ai été en rapport, Christophe Nobili et Dominique Simonnot.
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J
La moyenne d'âge du personnel du Canard semble élevée...
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