Normal ? Simple ? Trop !

Publié le par Yves-André Samère

On commence à se demander si la droite n’a pas raison, et si le fait, pour un président et un Premier ministre, de se déplacer en train, voire en métro, n’est pas un simple coup de pub doublé d’une boulette.

La question s’est posée avec évidence à la suite du voyage à Marseille de Jean-Marc Ayrault : il a pris le train à Paris, puis le métro à Marseille. Le problème n’est pas là, le problème est dans la nuée de journalistes qui tenaient à photographier, filmer ou enregistrer pour la radio un évènement d’une telle importance. Sur le quai de la gare, ils étaient si nombreux (et dans le train aussi, bien entendu), qu’ils ont incommodé les voyageurs ordinaires et le personnel de la SNCF. Plus ennuyeux, lorsque Ayrault a pris le métro en prenant bien soin de composter son ticket – les caméras le filmaient ! –, les dizaines de journalistes, eux, ont resquillé, et sauté par dessus le tourniquet. Bel exemple !

Bref, c’est ce qu’on appelle un effet pervers. Une fausse bonne idée qui s’accompagne de plus d’inconvénients que d’avantages. C’est malin ! Si l’on interrogeait le citoyen de base, il ne tarderait pas à souhaiter que ses dirigeants prennent la voiture, comme auparavant.

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