« Nus et culottés » - La revanche
Tiens ! Le quatrième épisode de Nus et culottés, hier soir, tranchait sur les trois premiers : il s’achève par un échec. Jusque là, les deux compères réussissaient à mener jusqu’au bout leurs paris un peu fous.
Cela commence dans le Vercors, où les deux naturistes se gèlent vraiment au cours de leur première nuit, et on en souffre pour eux. Réduits à se vêtir... de lierre, ils finissent par trouver quelques vêtements, mais restent trente-deux heures sans la moindre nourriture. Le pari du moment est de se rendre en Corse pour y faire du parapente.
À Antibes, une quadragénaire compatissante, Odile, ex-suicidaire, mère de quatre enfants, se prend d’affection pour eux et propose de les conduire en voiture à San Remo, afin d’y chercher un bateau qui les emmènerait dans l’île, mais c’est le bide noir : aucun bateau n’y va, aucun gîte nulle part, et les trois doivent se résoudre à dormir sur quatre paillassons, au dernier étage d’un immeuble trouvé ouvert. Retour le lendemain à Antibes, où ils prospectent sur le port. Naturellement, aucun bateau pour milliardaires ne les prendrait, refus unanime (il est plus facile d’être reçu par un Lord en Angleterre !), si bien que, pour la première fois, ils doivent acheter leur passage sur un ferry, en payant avec cent euros acquis en revendant des bouteilles de vin, apparemment de grands crus, jetés à la poubelle par les riches du port. Mais les deux bouteilles qu’ils ont gardées pour eux prouvent que le vin était une effroyable piquette ! Il n’a pas été jeté pour rien.
La Corse s’avère encore plus décevante : aucun natif du lieu ne les aide, seuls deux cafetiers allemands les nourrissent et leur donnent le coup de main nécessaire pour continuer. Mais le temps a tourné, et le parapente n’est plus de saison. Le pari n’est donc pas rempli.
Épisode mélancolique, pas très glorieux pour le genre humain. Évitez la Corse et la Côte d’Azur, allez dans le Nord !