Pessimistes ? Pourquoi ?
Bien que je fasse semblant, je ne suis pas vraiment pessimiste au sujet de la catastrophe économico-financière de la France. Pourquoi ? Parce qu’on a vu chez nous des situations pires que l’actuelle !
La Première Guerre mondiale a ruiné la France, qui était avant cela la première puissance économique du monde (et la première Bourse, soit dit en passant). Raymond Poincaré a réussi à remobiliser l’épargne et à créer un élan qui a compensé l’inflation, auparavant à... 32 % ! L’inflation est retombée à zéro.
En 1952, Antoine Pinay a réussi à rétablir la valeur du franc, qui, entre 1945 et 1948, avait subi près de 50 % d’inflation. Pinay inspirait une telle confiance (justifiée) que, devenu président de la République, De Gaulle l’a de nouveau nommé au ministère des Finances.
Sous Mitterrand, après la dégradation connue sous Pierre Mauroy et Laurent Fabius, au point qu’en 1983, il avait fallu rétablir le contrôle des changes et limiter à deux mille francs la somme que les Français pouvaient sortir lorsqu’ils se rendaient à l’étranger, le nouveau ministre des Finances, Pierre Bérégovoy, a changé de stratégie, relancé les affaires et la Bourse, et assoupli la fiscalité, ce qui a permis, à partir de 1985, une réduction de l’érosion monétaire au-dessous de 3 % ; avant cela, elle dépassait les 15 %.
Ce qu’on a su faire avant, on peut encore le faire.