Quand Renault « délocalise »

Publié le par Yves-André Samère

Cette histoire de Renault qui installe une grosse usine dans la région de Tanger, au nord du Maroc, provoque de curieuses réactions chez les Français. En général, on condamne, parce que c’est une délocalisation. En bref, on donne du travail aux Marocains, mais on flanque au chômage des ouvriers français.

Voilà des années que j’estime curieuse cette récrimination. Personne n’est donc conscient que c’est une forme de racisme ? En clair, on sous-entend que les travailleurs français sont plus dignes d’intérêt que les travailleurs marocains, et méritent, plus qu’eux, d’être épargnés par le chômage !

C’est d’autant plus étrange quand ce sont les partis de gauche qui poussent des hurlements. On les croyait internationalistes, mais au premier prétexte, ils réagissent comme le Front National et son obsession de la « préférence nationale ». On ne verra donc pas Hollande lever le poing à Marrakech.

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Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Sans doute, mais je parlais d’autre chose : du droit des Marocains de trouver du travail. Le chômage chz eux est beaucoup plus important que chez nous.
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D
L'usine est installée dans une zone franche au Maroc.<br /> Mais, quand même, il ne faut pas oublier que Renault, comme les autres constructeurs en France a touché des millions d'euros du gouvernement pour l'histoire de la "prime à la casse" qui a duré deux<br /> ans si je me souviens bien. Pour soutenir l'industrie automobile française.
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