Thomas contre Valérie : c’est la guerre !

Publié le par Yves-André Samère

L’hostilité de Thomas Hollande envers la maîtresse de son père, ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on la connaît, même s’il a patienté jusqu’à cette semaine pour la faire éclater au bénéfice des amateurs d’histoires people croustillantes.

À l’époque de l’élection présidentielle de 2007, un livre avait été publié par Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, journalistes au « Monde ». Cela s’intitulait La femme fatale, et les deux auteurs sont de très bonnes journalistes, qui ont du style et sont bien renseignées. Ce livre est sorti chez Albin-Michel le 11 mai, cinq jours après l’élection, et je l’ai lu. Il avait tout pour déplaire à celle qui venait d’être battue à l’élection, et Ségolène Royal déposa le jour même une plainte pour atteinte à la vie privée, réclamant 150 000 euros avant de réduire ses prétentions à une plainte pour diffamation, ce qui ne l’empêcha pas de perdre le procès.

Les faits que le livre révélait n’ont pas été contestés, mais madame Royal, déjà, joua du violon en argüant que l’on portait « atteinte à l’intimité et à [ses] enfants » – couplet qu’elle ressortit à La Rochelle à l’occasion des récentes élections législatives et du fameux tweet de sa rivale. Le point crucial que le livre portait à la connaissance du public était le suivant : elle avait délégué son fils Thomas auprès de « Paris-Match », pour qu’il réclame la mutation à un autre poste de Valérie Trierweiler, chargée par son journal de couvrir la campagne socialiste pour la présidentielle. Thomas fit la commission de sa chère maman, mais échoua.

De toute évidence, et parce qu’il gravite dans le monde du Parti Socialiste, Thomas Hollande a une mémoire d’éléphant !

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