Pourquoi rester à Paris ?
Mon ami Franck, créateur du Fan Club français de Friends, qui m’y avait recruté pour m’initier au travail de webmaster (grâce à quoi je suis aujourd’hui célèbre dans mon immeuble), m’a communiqué deux adresses de sites Internet, que vous pouvez visiter en allant ICI et LÀ. Ces deux sites traitent du même thème : Paris, c’est beau, mais c’est invivable.
La vérité est que je ne partage pas l’avis martelé partout, selon lequel Paris serait la plus belle ville du monde. Je ne compte plus les articles où je critique la vanité des Parisiens, persuadés qu’en effet ils vivent dans une merveille sans égale, préjugé ridicule et infondé. Et je ne cesse de m’esclaffer à cette affirmation que les Champs-Élysées, surtout, seraient « la plus belle avenue du monde ». Il faut n’avoir pas beaucoup voyagé pour se persuader d’une telle contre-vérité. Il faut ne connaître ni Venise, ni Rome, ni Berlin, ni Vienne pour gober ce bobard.
Si je vis à Paris et n’en sort qu’à contrecœur, en dépit du fait que je connais pas mal de villes étrangères, c’est pour la raison que Paris est unique sur un point très particulier : c’est la ville AU MONDE où l’on trouve le plus de cinémas (Londres est très décevante, en comparaison), et la seule où sont projetés absolument TOUS les films réalisés sur la planète, ce qui, là encore, n’existe nulle part ailleurs.
Alors, la capitale française et sa banlieue peuvent bien se couvrir d’une masse de monuments hideux (l’Arche de la Défense, l’Opéra de la Bastille, le Forum des Halles, la Tour Montparnasse, le front de Seine du quinzième arrondissement, les tours de Belleville et de la Place d’Italie, le Centre Pompidou et autres verrues) que même Orson Welles a dénoncées, alors qu’il a fini ses jours à Los Angeles (!), je m’obstine à y vivre.