Les deux salopards
Je sais bien que les salopards vont par douze, mais contentons-nous de deux, pour l’instant.
Le premier est ce sinistre imbécile dont j’ai toujours refusé de voir la gueule de raie s’insinuer sur mon écran de télévision, et qui a feint d’écrire une lettre d’excuses, pour qu’on passe l’éponge sur les brimades crétines dont les homosexuels ont été les cibles dans son émission calibrée afin de plaire à la lie de la population. Bien entendu, sa chaîne, à laquelle il rapporte une masse de fric (elle appartient à Bolloré, vous pensez !) prend sa défense, sous le prétexte bidon qu’il n’aurait fait que de l’humour potache. Ben voyons...
Naturellement et comme d’habitude, le CSA s’est dégonflé et a tout avalé, l’appât avec l’hameçon, mais ces gens-là, tant qu’ils sauvent leurs dîners en ville avec les puissants, savent comment regarder ailleurs.
Le deuxième salopard que visait mon titre, c’est évidemment le père de ce malheureux garçon qui n’a rien trouvé de mieux, pour laver son honneur au rabais, que de foutre son fils à la porte : des pédés, pas de ça chez moi ! Ce gars-là doit voter pour Christine Boutin et le mouvement Sens Commun.
À propos, et la mère du garçon, elle n’a pas réagi ? Elle avait pourtant sous la main un beau prétexte à divorcer pour obtenir une copieuse pension alimentaire. Le fils aurait pu en profiter un peu. Si un jour ce garçon a des enfants, ils vont adorer leurs grands-parents, c’est sûr !