Atrocités de la pêche à la ligne

Publié le par Yves-André Samère

Il visait juste, Desproges. Dans sa Chronique de la haine ordinaire que France Inter a diffusée ce matin, il a comparé les chasseurs aux amateurs de la pêche à la ligne, qui passent pour se livrer à une activité tenue faussement pour paisible. Les chasseurs tuent des animaux, mais ne font pas durer le plaisir comme le font les pêcheurs. Peu d’auditeurs ont sans doute fait le lien avec un roman de Montherlant, que j’ai lu vers mes douze ans, Les bestiaires – que plus personne apparemment ne lit. Comme il y parlait beaucoup de corrida, il faisait remarquer que nul, en comparaison, ne condamnait « les atrocités de la pêche à la ligne ». Or ces atrocités sont bien réelles, si on veut bien imaginer ce que doit être le fait d’être accroché par la mâchoire à un hameçon, et d’agoniser longuement par asphyxie.

Ce tableau, qui ne dérange pas la majorité des humains, devraient leur donner à réfléchir au fait que l’espèce humaine se croit à ce point supérieure qu’elle tient pour négligeable toute objection qu’on fait sur la sauvagerie des hommes, lesquels appliquent cyniquement la loi du plus fort.

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Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Vous (et Pierre Desproges) avez raison. D'ailleurs Matthieu Ricard et bien d'autres soulèvent la même question.<br /> Les pêcheurs ont l'impression que les poissons ne souffrent pas puisqu'ils n'expriment pas leur douleur par des cris ni par aucune mimique compréhensible.<br /> Dans certains pays comme la Suisse je crois, on comprend si bien qu'il est interdit d'ébouillanter vivants les crustacés.<br /> Il est à noter, dans le même ordre d'idée, que jusque dans les année 50 ou 60 -je n'ai pas la date- les médeclns qui savent tout et ont toujours raison opéraient les bébés sans anesthésie! En effet, un bébé qui souffre ne crie pas forcément et ne se défend pas...pas conséquent...ne sent rien!, c'est "logique"...<br /> Un de mes enfants a subi un effet de ces croyances...en 2001!
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Y
Très juste en ce qui concerne les poissons et les bébés. Ceux qui ne comprenent pas ces évidences pensent avec leurs pieds. Bref, vivent les Suisses !