Préférences

Publié le par Yves-André Samère

Je crois avoir déjà écrit plusieurs fois combien je trouvais bizarre que l’on condamne les délocalisations des entreprises françaises, sous prétexte que cela fait perdre des emplois à des travailleurs français. Et les travailleurs étrangers qui récupèrent les emplois perdus chez nous, ils ne sont donc pas dignes d’intérêt ? Chaque fois qu’on délocalise, on leur fournit du travail, à eux ! C’est si condamnable ? Mais alors, les hurleurs sont pour la préférence nationale chère au clan Le Pen ? Je trouve ça rigolo...

Dans le même ordre d’idées, il y a de quoi s’étonner que, lorsqu’on parle d’une guerre, on estime plus scandaleux que l’ennemi du moment s’en prenne aux civils. Ah bon ? Parce que tuer des soldats, c’est excusable ? C’est « mieux » ? Ils ont demandé à partir pour la guerre, les soldats ? La fleur au fusil, tous volontaires pour se faire descendre ?

La vérité, c’est que tous les hommes ont strictement la même valeur, ouvriers français ou étrangers, civils ou soldats, et le bon sens imposerait qu’on ne fasse aucune distinction entre eux. Mais non, cela continue, contre toute évidence. Le roi est nu, mais il ne faut pas le dire.

Faire une différence entre ces catégories, tiens, voilà qui fournit une bonne raison de caser le mot racisme sans se référer à une quelconque race imaginaire.

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