Gare au Rivotril !

Publié le par Yves-André Samère

Ce soir, François de Closets était l’invité principal de Quotidien. J’apprécie beaucoup cet excellent journaliste scientifique, et j’ai lu un grand nombre de ses livres, tous passionnants. L’un des derniers portait sur l’orthographe, dont l’auteur dit que lui-même est, depuis toujours, incapable d’écrire quoi que ce soit sans semer des fautes dans son texte !

Ce soir, Closets a aussi placé une anecdote troublante : sachant que leurs malades très âgés sont de toutes façons condamnés mais que la loi interdit plus ou moins strictement qu’on leur fournisse un médicament qui permette de les endormir définitivement (c’est la sédation), un groupe de ces toubibs s’est rendu à Matignon afin de réclamer une législation un peu moins stricte. Résultat : les services du Premier ministre leur ont concédé une dispense de... deux semaines pour du Rivotril  ! Quelle générosité...

Il se trouve que le Rivotril, je connais. Il y a quelques années, je ne sais plus quel médecin m’en avait prescrit afin de m’aider à dormir. Or le mode d’emploi précisait qu’il ne fallait pas dépasser la dose de trois gouttes dans un verre d’eau.

Que croyez-vous que j’ai fait ? J’ai un peu forcé la dose, et j’en ai pris... trente gouttes ! D’ici, je vous sens frémir d’horreur.

Jamais je n’ai si bien dormi. Mais lorsque j’ai raconté cette histoire, tout le monde m’a traité de fou, et j’admets que...

Pour ma défense, j’objecte que les médicaments ne me font aucun effet. Un autre jour, je vous raconterai ce que j’ai fait aux arênes d’Arles.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 01/06/2020 22:21

Un jour notre médecin a prescrit un somnifère, le plus léger possible, à mon père âgé qui, étant handicapé, confondait le jour et la nuit, cas courant chez les grabataires, Résultat, j'ai passé ma nuit debout, à essayer de calmer mon père : il était autrement dit en pleine forme, mais parfaitement dans le brouillard.
Ce genre de médicament est imprévisible sur certaines personnes, et je me souviens du médecin qui a bien ri (ce n'était pas lui qui avait passé sa nuit à calmer une personne en plein délire), tout en me disant que mon père était un cas rare, mais connu.