À propos de ce bloc-notes

Publié le par Yves-André Samère

Ce modeste bloc-notes, bon an mal an, est visité entre cent et cent cinquante fois par jour (par des visiteurs de qualité, c’est évident !), chaque visiteur lisant en moyenne deux pages. Il faut dire que les requêtes des internautes qui n’y viennent pas directement et font une recherche sur Google sont assez curieuses.

Ainsi, chaque jour que Dieu fait, deux ou trois fois personnes veulent connaître la différence entre le cognac et l’armagnac ; davantage veulent savoir ce qu’est un ado pré-pubère ; plus nombreux sont ceux qui désirent connaître le Q.I. des personnalités ; jamais ne manquent les trois ou quatre curieux qui veulent vérifier que Julien Clerc apparaissait nu dans « Hair » (je confirme que non) ; au moins deux passionnés de politique veulent savoir où habite Sarkozy ; la mort du pasteur Doucé préoccupe au moins un visiteur quotidien ; mais surtout, surtout, il n’y a jamais moins de dix visiteurs qui désirent être renseignés sur les suicidés de Mitterrand.

Or, hier, j’ai eu 201 visiteurs, et 105 d’entre eux cherchaient justement ce renseignement ! Je ne sais ce qui a provoqué cette affluence inaccoutumée. Sans doute s’est-il produit un fait, dans l’actualité, qui m’a échappé. Un suicide sur la tombe de Mitterrand, peut-être ? Si vous avez des tuyaux sur la question, je suis preneur !

À part cela, vous savez que je ne valide pas tous les commentaires que je reçois. Les insultes, rarissimes, environ une par an, vont droit à la poubelle, mais il y a aussi les spams. J’explique : de temps en temps, un chef d’entreprise quelconque a la naïveté de croire qu’en me complimentant via un commentaire, je validerai son madrigal, et qu’ainsi, il sera publié, donc lu : pub gratuite ! Mais je ne suis pas né de la dernière pluie : poubelle également. Ainsi, hier, c’est une agence immobilière qui m’a couvert de fleurs. Son webmaster vit apparemment à San Francisco (vous vous rendez compte, on lit mes petits écrits en Californie !), mais il vend ou loue des appartements et des villas... au Maroc. Dans une ville que je n’aime pas, d’ailleurs, car il y a beaucoup de vent. Je ne vous donne pas le nom de ce port, qui rime avec danger (oui, c’est une devinette très difficile).

Cela dit, c’est moins cher qu’à Paris, mais on se fait prodigieusement suer, au Maroc.

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