Hollande contre De Gaulle

Publié le par Yves-André Samère

Les présidents se suivent (de très loin) et ne se ressemblent pas. En 1968, De Gaulle, alors président de la République, affronte des manifestations de rue autrement plus importantes que celles observées cette année. Or, sommé de partir (« De Gaulle, démission ! Dix ans, ça suffit ! »), ou au moins de changer de politique et de gouvernement, il tape sur la table, hurlant « Je ne me retirerai pas ! Je ne changerai pas de Premier ministre ! » (il en changera un mois plus tard, car ce pauvre Pompidou avait eu la maladresse de gagner les élections législatives, et donc de lui faire de l’ombre).

Très antigaulliste car il estimait mener un combat, « Le Canard enchaîné » se... déchaîne, et son dessinateur-vedette, le fameux Moisan, illustre le refus de De Gaulle par un dessin mémorable, que vous pourrez voir ICI.

Paradoxalement, De Gaulle appréciait beaucoup « Le Canard », qu’il lisait chaque semaine et appelait « le Volatile ». Il faut dire que le journal avait su se faire respecter en étant très ferme à son égard : pour avoir écrit, dans ses Mémoires après la Libération, que « Le Canard » relevait de la presse communiste, il s’était attiré une véhémente protestation, et il avait dû rectifier son texte dans l’édition suivante.

En somme, De Gaulle résistait à la pression des manifestations, mais il savait reculer devant un journal satirique... quand il avait tort ! Hollande, lui, ne résiste à rien, et il change d’avis à la première brise. Bientôt, même les socialistes manifesteront contre sa politique.

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