Le genre d’une chose...

Publié le par Yves-André Samère

Aujourd’hui, j’étais en train de traduire un texte en anglais, et, rencontrant le terme something, au lieu de le traduire par « un truc » comme le font TOUS les faiseurs de sous-titres, j’ai préféré « quelque chose », ce qui est à la fois la traduction littérale et un choix un peu moins vulgaire.

Mais, euh... quelque chose m’a frappé. Le dialogue d’origine disait « something he said », et je me suis demandé s’il fallait écrire « quelque chose qu’il a dit » ou « quelque chose qu’il a DITE ». Logiquement, puisque le mot chose est du féminin, on devrait considérer que l’expression entière est aussi du féminin.

J’ai donc fouiné un peu partout, et la réponse unanime est que quelque chose est du masculin ! Comment justifier une pareille bizarrerie ? Eh bien, le dictionnaire Littré écrit ceci : « Quelque chose est devenu masculin à cause du sens vague qui y est attaché ; mais naturellement il était, quand on a commencé à s’en servir en ce sens, féminin ».

Donc je n’avais pas tort de me poser la question.

Cela une fois admis, je trouve extrêmement vexant, moi qui suis aussi du genre masculin, qu’on attribue ce genre lorsque le sens est « vague ». C’est peut-être vrai pour François Hollande, mais tout le monde n’est pas dans le même cas.

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