Prix Nobel de Littérature

Publié le par Yves-André Samère

Les jurés du Prix Nobel de Littérature, qui appartiennent à l’Académie suédoise, viennent, hier, de confirmer leur propension à faire des choix douteux en donnant leur prix à Bob Dylan, chanteur nasillard et mollasson, pour des chansons bêlantes qui ne concernaient que des évènements remontant aux environs de... 1968. Et Salman Rushdie, bande de nazes, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ? Il est vrai que Rushdie, déçu d’année en année, a fait mine d’applaudir, mais on est sceptique.

Ce prix existe depuis 1901, et ses choix ont été souvent contestés. D’une part, il a raté des écrivains autrement plus considérables que ce pauvre Bob, tels que Marcel Proust, Rainer Maria Rilke, Antonin Artaud, Italo Calvino et Federico García Lorca. On se raccroche aux branches en avançant qu’ils sont morts trop tôt ! D’autre part, il a récompensé Pearl Buck plutôt que Virginia Woolf (mais qui a peur de Virginia Woolf ?). Et il n’a pas condamné la fatwa lancée contre Salman Rushdie !

Quant à Philip Roth, Ismail Kadare ou Milan Kundera, ils piétinent toujours sur le paillasson...

Et donc, ces jurés-là sont aussi fortiches que ceux du Prix Nobel de la Paix, décerné à Begin, Henry Kissinger, la M(ég)ère Teresa, Al Gore et le GIEC. Sans parler d’Obama, couronné dès son élection, et qui n’a rien fait ensuite pour mériter ça.

Mais, cocorico, c’est la France qui a remporté le plus de prix, avec quinze lauréats.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 16/10/2016 07:43

Je viens de jeter un œil sur le livret de Carmen... On atteint des sommets, justement, avec une histoire de garde montante et de garde descendante.
Je ne suis pas allée plus loin.

Yves-André Samère 16/10/2016 09:50

Il faut avouer que le livret de “Carmen” est assez nunuche. Les auteurs, Meilhac et Halévy, qui étaient aussi ceux d’Offenbach, ne devaient pas bien connaître l’Espagne, pour avoir inventé ce mot de “toréador”, qui n’existe pas.

DOMINIQUE 15/10/2016 21:40

Ce que dit Maxime Le Forestier dans le Nouvel Obs à propos de ce prix Nobel, est qu'ils ont oublié une chose importante concernant les chansons : la musique. Une chanson n'est rien sans sa musique, c'est même sa définition. Que Dylan ait publié ses textes, pourquoi pas, mais... Cette restriction me semble assez judicieuse.

Yves-André Samère 15/10/2016 22:08

Eh oui, c’est évident. Imaginez qu’on ne publie que le texte des opéras !