J’ai quelque chose de Jean d’Ormesson

Publié le par Yves-André Samère

Le croiriez-vous, je me suis découvert hier soir un point commun avec Jean d’Ormesson. Pas le talent littéraire, non, je ne vais pas jusque là. Mais il se trouve que Jeannot, toujours si soigné dans sa tenue vestimentaire, était l’incarnation du désordre, de la pagaille, du foutoir. Pas dans sa vie privée, mais... dans son bureau. L’émission Quotidien nous a en effet montré hier soir son cadre de travail – je crois que c’était celui dans lequel il dirigeait le « Figaro », entre 1974 et 1977, et ce n’est pas ce qu’il a fait de mieux, être le valet de la famille Dassault.

Or il y avait des livres partout, entassés, empilés, posés n’importe tout, sur la table, sur les sièges, par terre, partout. Eh bien, chez moi, c’est exactement pareil, car je déteste – et je n’envisage même pas, car ce serait une entreprise désespérée – mettre un peu d’ordre dans ce bazar. C’est simple, si un objet quelconque tombe à terre, je ne le ramasse jamais, je préfère attendre le prochain tremblement de terre qui le remettra peut-être en place (c’est une plaisanterie célèbre, dont j’ai oublié qui l’a sortie le premier). Si bien que, chez moi, on trouve des vêtements pendus aux boutons des portes, des livres et des DVD sur le tapis qui accueille ma précieuse personne quand je regarde la télévision (j’ai des amis du Fan-Club de Friends, qui peuvent témoigner que jamais je ne m’assieds sur un canapé), des crayons, des stylos, des pièces de monnaie, des prospectus, des boîtes de médicaments, des magazines, des journaux vieux de plusieurs années, et que sais-je encore ?

Si un jour je meurs chez moi, je ris en imaginant le frisson d’horreur des employés que délègueront les pompes funèbres. Ils n’auront jamais vu ça. Sauf, peut-être, chez Jean d’Ormesson ou au gouvernement présidé par Micron.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

C
A propos de Jean d'O ; très bonne émission à lui consacrée dans "la grande Librairie " Hier soir . Qu'on se le dise !
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Y
Je ne l’ai pas vue, mais je la téléchargerai.
C
Ainsi c'était Jeannot comme pour Marais ?
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Y
On disait plus souvent Jean ou Jean d’O.
D
Je me souviens d'un monsieur d'un certain âge, dont j'étais la (jeune) secrétaire, qui avait un bureau... intéressant. Des piles de dossiers partout, qui quelquefois s'écroulaient mollement, et dont les feuilles coulaient comme de l'eau sur une autre flaque de feuilles. Bien sûr, il disparaissait derrière les piles des documents les plus récents sur son bureau.
On le changeait de bureau environ tous les 5 ans... à chaque fois il nous faisait une petite dépression nerveuse, avant que son nouveau bureau atteigne le même bazar que le précédent.
Au demeurant, un homme charmant.
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Y
Je ne possède ni costume ni montre avec chaîne. Je suis plus souvent vêtu comme un livreur de pizzas.
D
Mais je n'en doute pas une seconde ! Par contre, j'ai un petit doute pour le costume trois pièces avec chaîne de montre...
Y
Alors, je dois être un homme charmant.
M
On a tous en nous quelque chose de Jean d'Ormesson.
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Y
Ah, si j'avais sa garde robe !...
D
Cela me fait vraiment plaisir de vous savoir désordonné ! Vivant avec quelqu'un je me retiens, mais pas pour les livres : il y en a partout, et surtout jamais classés. Je n'ai jamais pu les aligner sur une étagère... Je ne parle pas des tiroirs, ou de mon bureau. Donc, merci, car je sais maintenant qu'il y a pire que moi !!!
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Y
Oui, je suis pire que tout le monde.