Jean-Marie Le Pen et la torture

Publié le par Yves-André Samère

Jean-Marie Le Pen vient de publier le premier tome de ses Mémoires, dans lequel, 1. il approuve la torture, et 2. il nie l’avoir pratiquée en Algérie.

Eh bien, cela va vous surprendre, mais j’ai tendance à le croire, car c’est logique.

Réfléchissez : s’il approuve la torture, cela indique qu’il ne considère pas que torturer quelqu’un soit immoral. Par conséquent, il n’aurait aucune raison d’en avoir honte s’il avait torturé.

Conclusion : il ne perdrait rien à reconnaître qu’il a torturé des gens en Algérie. De sorte que, s’il ne le reconnaît pas, et compte tenu de ce qu’il n’existe aucun témoin de ces actes, il PEUT nier avoir torturé.

(Ne me tapez pas dessus, je ne porte aucun jugement moral sur tout cela. Ce qui m’intéresse, c’est la logique, encore une fois)

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 22/02/2018 21:42

On pourrait dire aussi qu'en effet il ne condamne pas la torture, mais qu'il ne veut pas choquer le chaland (pardon, l'électeur ou du moins le partisan) en disant que lui-même l'avait pratiquée. Il ratisse large ainsi, en s'alliant les extrémistes (pour la torture) et les plus tièdes (j'ai pas torturé moi-même).

Cyril 22/02/2018 17:55

Je pense que s'il avouait avoir torturé il s'exposerait à des suites judiciaires autrement plus importantes qu'en déclarant approuver la torture. Là, il s'expose à une condamnation pour apologie de crime de guerre (soit une simple amende vu son âge).

Yves-André Samère 22/02/2018 22:05

Probable. Mais il a perdu tant de procès !...