Le français tel qu’un ministre le parle

Publié le par Yves-André Samère

Pour être ministre de l’Éducation nationale, apparemment, il faut avoir été un cancre, et surtout, l’être resté ! On se souvient que l’ancien ministre de ladite Éducation, Xavier Darcos, récemment débarqué du gouvernement (mais pas pour cette raison : des vingt ministres qui se présentaient aux élections régionales et qui ont TOUS été battus, il avait obtenu le score le plus bas, donc il a été sacrifié), Xavier Darcos, donc, s’était révélé incapable de former une règle de trois, dans une émission de télévision où il s’était imprudemment aventuré. Soit dit en passant, s’ils pouvaient tous se ridiculiser de cette manière, cela ferait avancer la chute de ce régime étrange.

Le successeur de Darcos à l’Éducation, l’année dernière, ce fut Luc Chatel, qui sut s’illustrer de manière plus subtile : en visitant un supermarché le jour de la rentrée des classes, établissement où, par le plus grand des hasards, ne faisaient leurs courses, en ce jour, que des militantes de l’UMP, unanimement satisfaites de la baisse des prix des articles scolaires. Et l’on prétend au Vatican que les miracles n’existent pas !

Hier, Chatel faisait donc un discours sur les violences à l’école, où j’ai piqué une phrase évoquant « la douleur des professeurs et DE celle de leurs élèves ». De quoi il ressortait que, si Darcos était un as en arithmétique, Chatel est une épée en syntaxe ! Vite, qu’on nomme le prochain ministre ! Les-Françaizeu-zet-les-Français brûlent de savoir dans quel domaine il va exceller.

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