Les garçons savent danser. Pas les filles !

Publié le par Yves-André Samère

Franchement, vous y comprenez quelque chose, à ces parents qui, de crainte que leurs enfants s’ennuient (quelle erreur, d’abord ! Les enfants DOIVENT s’ennuyer pour devenir créatifs et avoir une chance d’être moins crétins que leurs géniteurs), les inscrivent à un tas d’activités toutes mâchées, telles que le judo et la danse ?

Et d’abord, pourquoi le judo pour les garçons et la danse pour les filles ? C’est idiot ! Les sports sont faits pour les filles. Si on n’avait eu que des filles dans l’équipe de France de football, intelligentes comme elles sont, vous croyez qu’on aurait eu droit au spectacle lamentable qui a été infligé aux deux ou trois dizaines de Français amateurs de foot ? Domenech, elles l’auraient déchiqueté dans les vestiaires, plutôt que de faire grève. Et puis, les filles sont bien plus costaudes. Voyez ces familles où, par le plus grand des hasards, tous les éléments masculins sont malades, et soignés par la seule femme encore debout. Où a-t-on vu une famille où toutes les femmes, malades, sont soignées par un homme seul ?

Quant à la danse, laissez-moi rire ! Les filles ne savent pas danser, ne peuvent pas danser. Et quand elles s’y risquent, le résultat est risible. Voyez ces danseuses étoiles traversant la scène sur les pointes, à petits pas, telles des souris en quête d’un bout de fromage, et ne sachant rien faire d’autre qu’élever les bras en l’air comme si elles tentaient de dévisser une ampoule, et parfois, se pencher un peu, tantôt à droite, tantôt à gauche, incapables de choisir le bon côté. Alors qu’un danseur, il n’y a rien de plus beau au monde. Amateurs de danse, vous que je vois égarés dans l’erreur, combien de filles avez-vous vues, capables de faire un bond de trois mètres de haut sans le moindre effort, ou de porter leur partenaire sans ahaner (et pourtant elles pèsent leur poids, les donzelles !), ou de grimper sur des éléments du décor en paraissant y voler, comme je l’ai vu faire à Noureev, par exemple ?

Seul un bon danseur, qu’il s’appelle Barychnikov ou Gene Anthony Ray (et Layton Williams dans quelques années, vous verrez) peut faire vibrer le public. Et Billy Elliott, dites, c’est l’histoire d’un garçon, ou d’une fille ? Vous avez vu un film ou un spectacle théâtral sur une fille qui veut devenir danseuse ? Ridicule.

Devant une danseuse, on a envie de se plonger dans les pages saumon du « Figaro ».

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Yves-André Samère 01/07/2010 13:01


Ce serait assez instructif de faire jouer l’équipe des filles contre la ménagerie des garçons. Mais non, je dis des bêtises, le résultat serait connu d’avance.


DOMINIQUE 30/06/2010 19:23


Pour la danse, je vous rejoins sur un point : la souffrance des filles, justement utile pour encaisser en souriant et soigner ces pauvres petites choses d'hommes qui se croient morts pour un rhume.
Enfiler son pied dans une sorte de tube étroit en bois (oui, en bois) avec une semelle de fer, sur le bout de ces engins faire tenir tout son corps, sourire avec grâce. Enfin, retirer les chaussons
collés par le sang, les doigts de pied qui reprennent leur position normale en le faisant savoir, et compter les ampoules. Retenir sa respiration pour ne pas avoir l'air d'une locomotive... et j'en
passe ! Apprentissage idéal pour taire sa douleur.
Un danseur préfèrera soulever une fille de 55 kilos qui sait "tenir" son corps, qu'une de 45 qui est toute molle. Plutôt, il ne pourra pas soulever cette dernière.
Quant à l'esthétique, chacun est juge !