Nous ne sommes PAS en guerre !

Publié le par Yves-André Samère

Je tiens pour un parfait crétin tout individu, fût-il ministre de l’intérieur ou Premier ministre, qui radote que « nous sommes en guerre », sans doute pour justifier son impuissance, que d’ailleurs on ne lui reproche nullement, à empêcher les attentats.

À toutes fins utiles, rappelons que, depuis le 11 janvier 2015 et la tuerie de « Charlie Hebdo », soit en dix-neuf mois, le nombre de victimes en France s’élève à environ 230. Je ne dis pas que c’est peu de choses, mais enfin, le 11 septembre 2001, à New York et en quelques minutes, on a compté près de trois mille morts, soit treize fois plus. Et durant les vraies guerres, la bataille de Verdun nous a offert, durant dix mois, 2300 morts par jour, donc dix fois plus. Histoire de ne pas trop appuyer, je ne dis rien de la bataille de Stalingrad...

Mordez-vous la langue, Valls et Cazeneuve.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Gilles 03/08/2016 11:17

Il est vrai qu'il y a une différence notable entre la situation de la France aujourd'hui et les > en Algérie où à Alger il pouvait y avoir jusqu'à une centaine d'attentats...par jour.

Yves-André Samère 03/08/2016 11:38

Une certaine nuit de 1962, à Alger, il y a eu 118 attentats en deux heures. Quasiment un par minute.

DOMINIQUE 03/08/2016 08:19

Je suppose que si les habitants d'Alep savaient que la France "est en guerre", ils mourraient de rire, ce qui les changerait un peu des bombes. Pardon, des "frappes".

Yves-André Samère 03/08/2016 08:49

En effet, ce n’est pas comparable du tout. Mais cet élément de langage a la vie tenace. Ce matin, sur France Inter, le sarkozyste Benoît Apparu s’est étendu sur le thème nous-sommes-en-guerre, toujours avec la même arrière-pensée, laisser entendre que le gouvernement ne fait rien. On aimerait savoir ce qu’il ferait, lui, s’il était au pouvoir.