La politesse des connectés

Publié le par Yves-André Samère

Ce matin, rentrant chez moi, je croise dans le couloir de l’immeuble une voisine, que je ne connais pas. Malgré cela, je la salue. Elle lève sur moi un regard morne et vaguement agacé, et ne répond pas. C’est que madame, le nez sur son smartphone, est en train de « consulter ses mails », comme il faut dire. Et, de toute évidence, je la dérange dans cette tâche plus importante que la politesse.

Mon Dieu, vous le savez, je ne crois pas en vous. Mais, s’il vous plaît, pour fois, exaucez mon désir : faites que cet intéressant spécimen de nos contemporains « connectés » trouve sur son chemin une belle peau de banane, et que, toujours absorbée dans son occupation principale, la donzelle (je n’ai pas trouvé le féminin de plouc) marche dessus. Je ne réclame pas une fracture de la hanche, mais une simple foulure comblerait mes vœux. Merci.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Il y a un entrefilet là-dessus dans le dernier « Canard ».
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D
Lors je ne sais plus quelle réunion au plus haut niveau, avec des syndicats, un des impétrants était écœuré : tout le monde consultait sans vergogne ses mails et y répondait pendant l'intervention
d'un des participants.
Il m'est arrivé, lors d'un entretien avec un de mes patrons qui visiblement pensait à autre chose, de finir par "et le chaperon rouge, en entrant chez sa grand-mère, lui dit "grand-mère...". J'ai
bien aimé son expression un tantinet égarée.
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D
Refermez-lui vigoureusement la porte sur son smartphone! Vous allez voir si elle ne retrouve pas son vocabulaire.
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