Michel Mercier EST angélique

Publié le par Yves-André Samère

Des ministres qui se tirent dans les pattes, c’est assez banal. Plus souvent lorsque la droite est au pouvoir, mais je ne veux pas généraliser. Il faut dire que ce doit être tentant, même pour un ministre de droite, de tirer dans les pattes d’un collègue, si ce dernier s’appelle Hortefeux.

Ah, Hortefeux ! Quel homme avenant ! Surtout depuis qu’Éric Besson a changé de ministère. Du coup, il a hérité de son capital de sympathie. Depuis Raymond Marcellin, l’inoubliable initiateur de la pose des micros dans les nouveaux locaux du « Canard enchaîné » par les plombiers de la DST, on n’avait pas eu un ministre de l’Intérieur aussi populaire. Le premier à défourailler contre Brice de Neuilly s’appelle Michel Mercier, un homme qui a dû être choisi pour faire plaisir aux humoristes. Mais c’est une tradition de la République : au ministère de la Justice, on met toujours un comique. Ce qu’on avait rigolé, avec Rachida (qui parvient encore, un an et demi après son limogeage, à nous faire rire avec sa plainte contre un internaute qui l’avait « effrayée »). Bref, Michel Mercier a été mis à ce poste pour détourner l’ire populaire et la transformer en cible de plaisanteries vaseuses (dont vous trouverez un échantillon dans le titre de la présente notule, mais c’était trop, impossible de résister).

À peine en place depuis quelques semaines, le cher Michel a trouvé prétexte à se montrer amer, car son collègue et néanmoins pas ami du tout a estimé pouvoir tout se permettre, y compris violer la loi en critiquant un jugement rendu par des magistrats qui doivent en connaître un rayon sur les méthodes de la police française. Je ne vous rappelle pas l’affaire, elle est trop glorieuse pour ne pas avoir fait le bonheur des journaux étrangers, qui nous adorent eux aussi. De sorte que le Garde des Sceaux a remis à sa place (au fond du couloir à droite) le ministre de l’Intérieur. Incitant, au passage, le Premier ministre (rappelez-moi son nom) à « recadrer » les deux bagarreurs, comme disent les journalistes, jamais à court de belles images.

Moi, Michel Mercier, j’ai mis son poster au dessus de mon lit.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D

Prems ! J'avoue avoir fait une plaisanterie vaseuse à son sujet, et au sujet de la chute de reins de son homonyme féminin. Compréhensible, il ne faut pas l'oublier, pour les gens de plus de 50 ans.


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