Pauvre comme « Jobs »

Publié le par Yves-André Samère

Non, mon titre ne vise ni le Job de la Bible (on en reparlera), ni le papier à cigarettes Job, ni le Steve Jobs qui a créé la marque Apple, puisque ayant mis le mot entre guillemets, il est évident que je désigne par là le film qui sortira demain, lequel tente une biographie de Steve Jobs et, à en croire les échos, est un déficient navet – probablement hagiographique, puisque ce personnage est l’idole des foules, donc intouchable.

Certes, certes, ce fait n’empêchera pas les adorateurs d’Apple de faire un triomphe au film, qu’il soit bon (c’est douteux) ou mauvais. En tout cas, je ne ferai pas partie de la masse de ses spectateurs, pour deux raisons (vous avez remarqué ? J’ai toujours au moins DEUX raisons de faire ou ne pas faire les choses. Je dois être bipolaire).

La première est que j’exècre Apple pour sa rapacité, et ses produits pour leur réputation largement usurpée. Et ce n’est pas demain que j’achèterai un iPad, ou un iMac, ou un iPhone, ou un i-Tout ce que vous voudrez. Pour beaucoup moins cher et pas aussi tape-à-l’œil, on trouve des zizis électroniques qui marchent mieux et ne tentent pas de vous rouler dans la farine, par exemple chez les Coréens (du sud, je précise).

La seconde raison est que je commence à estimer bizarre cette mode de filmer la vie de personnages qui se sont illustrés dans l’escroquerie informatique à grand spectacle. Nous avons eu le film sur le fondateur de Facebook, aujourd’hui c’est le fondateur d’Apple, et demain, je vous parie une Cadillac en or massif que ce sera le tour de Bill Gates, fondateur de Microsoft. Quant à la biographie filmée du plus grand génie de l’informatique de l’Histoire, Alan Turing, on l’attendra un peu.

Il est vrai que la vie (et la mort) d’Alan Turing ne saurai(en)t intéresser personne. Ce savant passsionné a tout simplement inventé l’informatique – donc presque rien – et la science de la programmation, sans laquelle aucun logiciel n’existerait. Et, son homosexualité ayant été découverte, il a perdu son travail, ce qui a entraîné son suicide par la méthode Blanche-Neige : il a, dit-on, croqué une pomme dans laquelle il avait injecté du cyanure. Avouez que c’est beaucoup moins intéressant que la vie d’un type qui, ayant plumé ses contemporains, a ramassé une fortune se montant à des milliards de dollars.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Ce qui en fait les gardiens de la Civilisation. Tout ça est très normal, là encore.
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D
Les états-uniens lient pognon au succès et à la gloire. Si pas pognon, pas gloire. Quels que soient les procédés pour le gagner, ce pognon. Seul le résultat compte.
Regardez Madoff, qui était adulé avant sa chute. Or, c'était un pur escroc, de génie je vous l'accorde, mais un escroc.
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Y
D’abord, Caroline Fourest n’est une référence de rien du tout. Elle peut bien « adorer » tout ce qu’elle veut, c’est son affaire.

Ensuite, les adorateurs de la marque Apple se conduisent comme s’ils appartenaient à une secte, sans aucun regard critique sur l’objet de leur adoration. Ce qui ne plaide pas en faveur de leur
intelligence.

Personnellement, j’admire Hitchcock, Chopin, Rembrandt et Shakespeare, mais jamais je n’ai prétendu que je les adorais. Gardons les pieds sur Terre.
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D
Caroline Fourest "adore cette marque"...même si (citation approximative>)"elle ne paie pas toutes ses taxes"...
Entendu lundi sur FI.
J'ai trouvé cette déclaration assez bizarre et elle me rappelait une certaine ancienne émission de divertissement ponctuée de publicité plus ou moins volontaire pour tout ce qui commence par i.
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