Rencontre de deux grands esprits

Publié le par Yves-André Samère

Mardi, il m’est arrivé une aventure assez extraordinaire, dont je n’ai aucune explication. Il m’est venue l’idée d’écrire ICI un petit article au sujet de l’Index, cette liste des ouvrages et des auteurs dont le Vatican interdisait la lecture aux fidèles (ils risquaient sans doute de devenir moins catholiques et de mettre ainsi en péril leur âme immortelle). Puis j’ai oublié tout cela et suis passé à autre chose, vu que j’ai une mémoire de poisson rouge.

Or, hier, en me baladant à la FNAC Forum comme je le fais environ une fois par semaine, je suis tombé sur un livre de Jean-François Derec. Je ne savais à peu près rien de Jean-François Derec, sinon que c’est un acteur, qu’on l’a beaucoup vu faire le gugusse à la télé chez Ruquier, et que, bien  après Cousteau mais bien avant les Bretons, il portait toujours un bonnet rouge. Or Derec est aussi l’auteur de six livres, dont le dernier, La littérature pour ceux qui ont la flemme de lire, est celui dont je parle puisqu'il vient de sortir. Le titre m’avait accroché, car tout ce qui touche à la flemme me concerne directement, et je l’ai feuilleté. C’est ainsi que je suis arrivé sur la page 103, intitulée justement Index (tous les titres du livre sont dans l’ordre alphabétique, excellente initiative). Je l’ai donc lue ainsi que la suivante puisque l’article est sur deux pages, et j’y ai retrouvé exactement mon propre article ! Jusqu’à la liste des auteurs prohibés et la blague sur Hitler et Mein Kampf.

Non, je ne vais pas hurler au plagiat, car il est impossible, et dans les deux sens. D’une part, Derec n’a pu me plagier car il ignore mon existence et son livre a été imprimé en octobre ; et je n’ai pu le plagier non plus, puisque j’ai torché mon article avant de savoir que ledit livre existait.

(Et puis, dites, je ne suis pas idiot au point de plagier quelqu’un et de venir ensuite le raconter ! Il aurait été plus simple de ne rien dire, histoire d’éviter l’effet Streisand, ou tout simplement, de supprimer mon propre article si je me sentais dans mes petits souliers).

Bref, puisque je ne crois ni au paranormal ni à l’inconscient collectif, il n’y a aucune explication. Mettons cela sur le compte du hasard. C’est déjà arrivé, dans d’autres circonstances. Par exemple, le phonographe a été inventé la même année, 1877, par Thomas Edison aux États-Unis et par Charles Cros en France. Plus près de nous, le personnage anonyme qui, subitement et de façon inexplicable, devient célèbre et auquel tout le monde demande des autographes, se retrouve à la fois dans To Rome with love, de Woody Allen, et dans Superstar, de Xavier Giannoli, les deux en 2012. Là encore, plagiat impossible.

Et du coup, il y a un point commun entre moi et ces personnages illustres !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Yves-André Samère 24/11/2013 22:42

Impossible. Comme je le dis dans le troisième paragraphe, les dates ne collent pas.

Albert 24/11/2013 21:03

Sauf si ce monsieur à un Nègre qui n'a pas eu de scrupule à te pomper ton travail ! Et sans jeu de mot, bien entendu.