Vivent les vacances... judiciaires !

Publié le par Yves-André Samère

Du côté de Béziers, deux cambrioleuses s’introduisent chez un homme âgé. Surpris dans sa sieste, il leur tire dessus et les blesse. Aussitôt, on l’arrête et on le flanque au trou.

Détail : il a 73 ans et il est atteint d’un cancer. Mais la prison fera le plus grand bien à ce loubard.

Rappel : c’est pour les empêcher de s’échapper qu’on incarcère les délinquants ; pas pour les punir, puisqu’ils ne sont pas encore condamnés. L’homme disposait sans doute d’un chalet à Gstaad ou d’une datcha en Russie, et comptait mettre les voiles dès demain matin.

Certes, les gens qui le connaissent ont aussitôt fait circuler une pétition, qui a eu un effet merveilleux : la chambre d’accusation va se prononcer sur son cas. Oui, mais seulement dans... six jours ! Ah bon ? Ils sont tous aux Seychelles, les juges ? Si j’écris dans un journal que le président de la Cour de cassation est un foutu saligaud, il me traîne aussitôt, mois d’août ou pas, devant le juge des référés, qui me condamne dans la demi-journée. Il y a donc des cas où la Justice se hâte, et d’autres, non.

Il y a quelques années, « Le Canard enchaîné » avait enquêté sur les vacances judiciaires. Il en ressortait que les juges avaient autant de vacances que les instituteurs. Certes, certes... Mais les gosses sont ravis que leurs maîtres soient en vacances, et elles ne font de mal à personne. Vous croyez qu’un type qu’on a flanqué en taule le 30 juin est ravi de devoir attendre le 1er septembre que son juge ait fini de se faire dorer la couenne sur l’île d’Arros, chez Liliane ? Est-il normal que la Justice S’ARRÊTE quand la police continue ? Sans même parler des autres services publics, EDF, SNCF, Sécurité sociale, hôpitaux...

Autrefois, le romancier Gilbert Cesbron avait écrit (dans Chiens perdus sans collier) que les juges devraient faire de la prison pour avoir une idée de ce qu’ils infligent aux autres. Puisqu’on toilette, paraît-il, les recoins sales de notre Justice, on devrait peut-être réactiver cette idée. Et réduire leurs vacances à la durée légale pour les autres professions.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y

Hélas, pauvre Liliane, elle s’est fait rouler par deux avocats, qui ont mis la main sur la fondation qu’elle avait voulu créer pour protéger son île. Résultat, Arros ne lui appartient plus, elle
peut seulement y aller, mais pas la revendre. Voir « Le Canard Enchaîné » du 11 août 2010.


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L

Et personne n'a incendié de voitures ???


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L

Attention ! je pense que Liliane (à prononcer à la manière del'ancien patron du pc Georges Marchais !)EST à l'origine de la décison des milliardaires américains de distribuer des enveloppes !!!On
dit Merci, à qui ? à Liliane. Et je la remercie à l'avance de m'en donner une... On a connu l'opération "pièces jaunes" on aura l'opération "enveloppes blanches" !


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