Historique : pas d’année zéro

Publié le par Yves-André Samère

Afin de justifier mon affirmation de la notule qui a précédé celle-ci, à savoir, qu’il n’a jamais existé d’année zéro, il faut s’appuyer sur deux considérations : une raison historique, et une raison mathématique.

Faisons les choses en deux temps. Je vais parler d’histoire dans le présent texte, et de mathématiques dans le suivant. De cette façon, on ne risquera pas l’indigestion.

Il n’a jamais existé d’année zéro, pour la bonne et irréfutable raison que TOUS les calendriers, sauf un, ont été inventés avant que soient imaginés le nombre zéro et le chiffre 0 qui sert à l’écrire. Cette notion de zéro exprimant l’absence d’objet à compter (il n’y a pas d’éléphant dans votre salon, donc il y a zéro éléphant), ce sont les Indiens qui l’ont conçue, à une date indéterminée, sans doute au cinquième ou au sixième siècle de notre ère. La notion, le nombre et le chiffre ont été rapportés en Occident, vers le neuvième siècle croit-on, par les Arabes devenus entre temps musulmans et impérialistes, c’est-à-dire envahisseurs et colonisateurs – comme Hollande a oublié de le rappeler à son « ami » Boutefliqa –, avec leurs esclaves indiens. Mais, pour parvenir en Europe, il a fallu attendre 1198, quand Leonardo Fibonacci rapporta en Italie les chiffres dits « arabes » (donc indiens, en fait) qu’il avait appris à Bougie, en Algérie. Ainsi, le seul calendrier postérieur à cette innovation fut le calendrier républicain, en France, qui d’ailleurs n’eut pas non plus d’année zéro, puisqu’il commença en l’an I, en 1792, et finit en l’an XIV, soit 1806.

Il est donc saugrenu de dire ou d’écrire que Jésus est né l’année 0. Les deux calendriers chrétiens, le julien et le grégorien, ce dernier étant toujours en vigueur, ignoraient totalement cette notion. Ainsi, à partir de la naissance (supposée) de Jésus, nous sommes en 1, et l’année qui précédait, à partir de cet instant, est notée -1. Entre les deux, pas d’année 0, car c’était tout simplement inconcevable, comme pour nous de concevoir une quatrième dimension.

Voilà pour la justification historique. Elle était facile à suivre, pas vrai ?

Mais la logique a aussi son mot à dire.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Ce qui m'a toujours déroutée, ce sont les années "négatives", genre -354. C'est compréhensible, mais bizarre, comme si c'étaient des années à l'envers.
N'oubliez pas : je suis une femme, et même pas blonde.
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